Kolkata 2007

INDIA 2007

Séjour en Inde : 11 février 2007 au 5 décembre 2007

Après avoir vécu en Inde pendant presque dix mois, plus précisément dans la banlieue nord de Kolkata (nouveau nom de Calcutta) à Khardah, je reviens dans cet environnement familier glacial et recouvert de neige en ce début du mois de décembre. Vous ne pouvez pas savoir à quel point la vue de la neige, la sensation du froid sur ma peau et l'air pur m'ont beaucoup manqués. La pollution est l'une des pires choses qui soient en Inde. L'eau (ne penser même pas à boire quelques gouttes de l'eau du robinet, vous allez être malade), l'air (le soleil en est même voilé durant le jour et la gorge en est irritée dès la première journée), le sol (selon certaines personnes, l'Inde est la plus belle poubelle du monde, il y a des déchets partout) et le bruit (ce pays est bruyant 24 h sur 24, le silence est très rare).

Durant les quatre premiers mois de mon séjour, j'ai fait du bénévolat auprès des plus démunis en donnant des cours de mathématiques à des jeunes du bidonville de Khardah et en donnant de la nourriture aux jeunes de la station de train Sealdah au centre de Kolkata. Par la suite, j'ai déménagé avec Prasenjeet, mon ami indien dont j'ai fait la connaissance dans un café internet de Khardah. N'ayant plus de responsabilités de bénévolat, je vais en profiter pour voyager au Népal et dans certaines régions de l'Inde. Vous remarquerez que mon site est en français et en anglais. J'ai rencontré beaucoup de gens durant mes premiers mois en Inde et la seule langue commune que nous avions est l'anglais. Mais je n'oublie pas mes amis au Québec qui pourront apprécier mon site aussi en français.

I everybody, I hope you will appreciate my website. I came back home on December 5th 2007 after a journey of 10 months in India, precisely in Khardah, North of Kolkata. I divided my website by themes and not by date to simplify the comprehension of my work and travels. Also, my schedule is the same every week and a story about what I do every day could be boring. From the first day of creation of my website and now, it’s the entire site that have been changing. Have a look to all my site every time to be sure that you’ll miss nothing. Because I’m from Quebec (Canada), I wrote in French most of the time, but I wrote too in English for my friends that I met in India and are from all around the world.



Volontaire en Inde \ Volunteer in India
11 février au 10 juin 2007 \ February 11th to June 10th 2007


L'ecole à Khardah \ School at Khardah
25 kids from the poorest families in Khardah have a chance to go to the school. Some of those kids works to help their parents to have food. I don’t know a lot about their life, but some like Raju or Binda work hard everyday. My first impression when I saw those kids 3 days after my arrival in India was completely different of what I though. They are not scared about me, everybody wants to see me and ask for my name and where I’m come from. They are very cute in their clothes from Crawl. Rapidly, you fall in love with them. There is a lot of thing that I analyzed at that moment : How they interact together, who need more attention, who is extremely shy, etc. I looked also at the building (my formation in urban planning : professional deformation) how is organized each room, how is empty the classroom (no chair, to table). The classroom is in cement with a lot of windows on two opposite sidewalls. We found a lot of draws everywhere who makes this place alive. On the floor, two big pieces of plastic are used to sit down.

Seulement 25 jeunes parmi les familles les plus pauvres de Khardah ont la chance de pouvoir aller à une école où ils peuvent apprendre des matières souvent absentes de l'école publique à laquelle ils vont régulièrement. Mais aussi, certains de ces jeunes ne vont plus à l'école publique puisqu'ils doivent subvenir aux besoins de la famille en travaillant tous les jours du matin au soir. C'est pourquoi les cours avec Crawl ont lieu tôt le matin, avant l'école publique et avant que les jeunes aillent travailler le reste de la journée. Je crois que tous les bénévoles sont nerveux à la pensée de rencontrer pour la première fois les jeunes de Crawl. Mais la réaction très amicale et joviale des jeunes apaise toutes craintes en moins de dix secondes. Je me suis senti tout à fait à l'aise dès les premiers instants. Quand j'en avais l'opportunité, j'analysais les lieux et les gens. Comment interagissent-ils entre eux et avec les bénévoles? Comment est aménagée la salle ? (ça, c'est ma déformation professionnelle qui me pousse à tout analyser autour de moi, désolé), etc. Il n'y a pas de chaises, ni de tables. On s'assoit par terre sur de grandes bâches de plastique.

At one of the corner, a representation of a god is looking to us, to protect us. Two big metal boxes contain all tools for the kids for their lessons (pens, crayons, etc.), all in a small bag with the name of each one. Before to start lesson, every kids have to be in line to sing the national hymn of India. Bobby, who is employed by Crawl to help us for translation, is looking for everybody to be sure that everyone do it seriously and with respect.

After, it’s time for yoga. A volunteer shows some movement to do. We don’t have to know a lot about yoga, every kind of stretching is good for that. We just want to make kids moving and having fun. We divided the class in 3 groups. The youngest (4-5 years old) stay with Bobby to learn our alphabet (a,b,c). They don’t understand English and Bobby is the only one who can speak Bengali here. In the intermediate group, they understand a little bit of English. But the level of each kid in this group is completely different, everyone are not at the same level. It made this group more difficult when we have to prepare lesson and exercises. With the big group, they understand when we speak in English but their vocabulary is very limited. They are between 10 to 13 years old. In the intermediate group, we have kids from 6 to 13 years old. Some of the kids of 7-8 years old have more facility with English and Math than those who are 10-13 years old.

In February and March, we had to be at school at 6:30 am to 8:30 am. In April and for the rest of summer and rainy season, because early in the morning the temperature is suffocating, the lesson is now at 6 am to 8 am. For the kids and us, it’s very difficult. Everybody is tired and our concentration is affected. I’m in charge of math lesson every Wednesday, Thursday and Friday. First 45 minutes, I’m with the intermediate group. We have a break at 7 to 7:15. We go for a walk in the small streets around the school. Last 45 minutes, I’m with the big group. With this group, we are learning perimeter, area, distance, speed, etc. Some days are difficult, they don’t want to do anything.

Voici la classe d'anglais et de mathématiques à laquelle j'ai participé en tant que professeur de maths. La classe avait lieu du mercredi au vendredi de 6h00 à 8h00 le matin (quand il fait plus de 40ºC à partir du mois de mai, ça se comprend).
This is the English and Maths classes. Every wednesday, thursday and friday, I teached maths to the kids of Kardah. They are from the poorest family of the slums around. The classes were early in the morning (6h00 am to 8h00 am). During the hot season, you can't have class after 8h00 am, it's to hot!
















Me voici ici avec quelques-unes des pestes! (photo de gauche en haut) Ça a pris plus de cinq reprises pour avoir une photo où l'on peut voir la face de tout le monde. De plus, il en manque la moitié sur la photo. La photo de droite en haut fut un atelier d'art plastique où les jeunes ont pris le temps de faire des pancartes pour remercier les donateurs à qui l'on a envoyé la photo.


















La photo de gauche en haut, je donne des leçons de mathématiques. C'est un complément à ce qu'ils apprennent à l'école, car on y enseigne aussi les mathématiques. L'autre leçon qu'ils obtiennent à Crawl est l'anglais qui n'est généralement pas enseigné à l'école publique. La photo de droite est le rituel journalier de tous les écoliers de l'Inde qui est de réciter l'hymne national indien avant le début des classes.















La photo de droite est un exemplaire d'un journal important dans l'état du West Bengal. En cliquant sur l'image, vous pourrez lire l'article qui parle des jeunes de Crawl et leurs espoirs.







Sealdah Station : les gens de la rue

Le projet Sealdah est situé à la plus grande station de train de l'Est du pays au centre de Kolkata tout près de la maison mère de Mère Theresa. Tout le long des chemins de fer, des millions de gens vivent dans un environnement épouvantable. Ces milliers de bidonvilles accueillent des centaines de milliers d'enfants (dont beaucoup d'orphelins) qui ne mangent qu'une fois par jour lorsque les organismes comme le nôtre leur apportent un peu à manger et jouent avec eux. Les enfants de nos pays riches ont énormément à apprendre de ces enfants dont la patience est sans limites.

Le seul fait de s'amuser et d'être avec eux les rend terriblement heureux. Pendant que je joue avec les jeunes et leur donne quelques leçons de math et d'anglais, une partie des bénévoles (surtout des infirmières de profession ou aux études) s'occupent de ceux qui sont blessés. Le pire dans tout ça c'est qu'une partie des blessures est due aux policiers qui les frappent avec un bâton du fait qu'ils mendient. D'autres ont subi des blessures mineures (coupures, égratignures) qui, n'ayant pas été lavées , deviennent des plaies immenses pouvant causer de graves maladies et même la mort.


À gauche, voici Nancy, l'une des initiatrices de l'organisme Crawl, qui vit en Indiana au USA. Le jeune à droite de la photo est muet et il connaît Nancy depuis qu'il a 4 ans. Il nous aide toujours lors de la distribution de nourritures et de vêtements.





















































































La plupart des mendiants étant nu-pieds, la moindre égratignure devient la pire plaie. Ici, cet homme a la gangrène et son pied est complètement mort. Il ne ressent plus la douleur. Sa gangrène est due à son état de lépreux. Il y en a beaucoup à Kolkata.







À gauche, c'est un jeune trisomique en fauteuil roulant qui a décidé de nous faire un show! À droite, les jeunes mendiants prennent illégalement le train pour se déplacer en ville et prennent des risques énormes en sautant et en rentrant des trains en mouvement pour s'amuser.





















Les bénévoles \ The volunteers
Michelle – USA ; Elizabeth - USA ; Blossom - USA ; Julia - Holland ; Erica - USA
Cheryl - USA ; Sophie - Belgium ; Rebecca – Canada ; Helga - Belgium ; Ann - USA
Kate - USA ; Joke - Holland ; Anke - Holland ; Kara - Canada ; Caroline - Luxembourg
Janneke - Holland ; Sarah - UK ; Abigail - UK ; Rebecca - UK ; Noreen - Ireland
Margaret - Ireland ; Aditi - USA ; Kristi - USA ; Janet - USA ; Felice - Belgium
Rohini - USA ; Helena - Holland


En 4 mois, j'ai côtoyé un grand nombre de bénévoles qui sont devenus assez rapidement de bons amis. C'est avec regret que je les ai vu partir un par un, mais je sais que j'ai aussi la chance de pouvoir en rencontrer d'autres durant mon periple en Inde : un ami de perdu, dix de retrouvés! Ci-haut est la liste de ceux que j'ai côtoyés. Je n'ai pas à vous expliquer longuement que notre appartement était majoritairement féminin. Par chance, il y avait un gars pour équilibrer tout ça!




I think I don’t have to explain that it’s a women's flat. A guy like me, alone with 4 to 7 women in a flat no bigger than 135 m2 (1215 feet2), must be patient and very special because he could be going crazy at the end. But to be a volunteer, you must be special too. It’s not enough to want to help people, you have to be able to do a lot of compromises. You learn with time that there is a limit of what you can do to the people of the street. You know that to give food 3 times a week is not enough. A minimum of 7 times, one time a day, could be best, but there is some limits that you can do. You can give all your money, but at the end, what you can do and what they can do with this money? They can buy food, but after, when there is not more money? What we do at Sealdah is temporary for the kids. You can’t give them food for the rest of their life. But what you can give to them is knowledge, because this is good for the rest of your life. Next step for Crawl is to give information to those kids about health, sexuality, etc. It’s a project that we want to do for 3 weeks next August 2007.

Now, we wash hands every time before to eat, it’s an important thing to know for illness prevention. If there is no more Sealdah project, you know they learned something. Just to receive food or money, it’s not enough. Each volunteer things differently and has different life and word experience. Some are nurse, some are student, some works for software company or are lawyer, etc. They have different reason to be here. Some of them stop their trip around the world to do volunteering for a month but most of them come to India for this specific purpose (and travel during the week-end). For me, it’s to learn about Indian culture and about poverty culture in slum. Everybody knows that I did my master thesis about slum rehabilitation (upgrading), but I need something more : experience.

On February 11th, my first day in India with Crawl, I met Blossom, the 2 sisters Elisabeth and Michelle, Cheryl and Sophie. They were waiting for Nancy (coordinator of Crawl and principal donator) and I. It’s great that we arrived here at day time, everybody was awake and discussed a lot with us. But most of volunteers arrive during night time around midnight and have welcome by sleepy people. Next day, volunteers explain you some rules about the flat, but during the last 2 months, a lot of thing changed here and now we have a checklist about what we have to say to the new volunteers to be sure that we forgot nothing.


Blossom is here from November 24th 2006 and she is a volunteer for 6 months until May 20th. She studied in art and she is in charge of the English class at the school like I am for maths. It’s her first travel out of USA and during the first week, it was difficult for here. More, she was alone in a guest house at Dum Dum (20 minutes by train from Khardah), because there was not enough place at our flat. She really likes kids and if she can, she could adopt one from India. She says often : “She\He is so cute!!!”.





Michelle and Elisabeth (both on the right side of the picture), two sisters from USA, are doing a long trip in Asia. After three months in India, including a month at Crawl, they went to Thailand, Vietnam, etc. Elisabeth (middle of picture) is the craziest one with who we had a lot of fun. Like the others girls, she likes my French accent and to say “Je t’adore” (I like you) with a strong English accent.







Cheryl, from Washington DC, stayed for a month. She works for the environmental section of the Federal Government. For Crawl, she helped Blossom with English class but also, she showed to the kids how to do simple yoga. Every morning, before class and after the national hymn, they do yoga, a kind of stretching exercises to make them awake. Our last diner in Kolkata with her felt somber (for me) because of a bad event on B.T. Road near Sodepur. Cheryl and I were in a cab in direction of Kolkata with her baggage. We saw a lot of people in the middle of the street looking at someone. When we were close to them, we saw a woman lying on the road with all her brain outside her head. In my life, it was one of the most difficult moments. I was not able to look again when we passed close to her. She looked young and she was in bicycle. And like everybody, she was not wearing helmet.


Sophie was the first volunteer who left Crawl after I started there. It’s a strange experience to see someone leaving after she was living with you for 2 weeks, 7 days a week and 24 hours a day. You can feel something in your throat. She was not at her first experience in India for volunteering. Near Jamshedpur, she was working in an institution for kids with physical handicap. She was in charge of maths’ class for Crawl before me. I was lucky because for her, she didn’t have someone to tell her what to do and how to prepare exercises for each group. She told me during those two weeks what to do. Thank you Sophie!Six weeks after she came back to Belgium, she was again in India with a friend for 3 weeks. She went to our school to see the kids and she was surprise of the progress of everyone. For us, it’s difficult to see that because we are all the time with them. Her feedback helped us a lot because we were sometime sad about the slow progress of our kids but now we know that it’s faster than we tought.

Erica came on the same day of me. She was in India in her family for a month before. Her parents were born in India and all her family lives in Kolkata and surround. She speaks Bengali perfectly and it was a real good help for us at Sealdah when we didn’t have enough translator with us. One day, during her last week-end, Julia and I went to her aunt’s house for the lunch. Her aunt, who is musician and teacher, played for us a beautiful song with her sitar. It was a nice afternoon before to go at Sealdah. Thank you Erica!

Julia. She came here without warning. She was supposed to come a month later after a trip around India but she decided to come directly to Crawl. Without place in our flat, she stayed few days at Dum Dum alone. For someone who it’s his first experience in India, it’s not the best solution. Our flat can have only 9 people, we need to find other place in Khardah to keep everybody together or close to each other. With Blossom, she is one of the long term volunteer who gives to Crawl a certain stability and maturity. I don’t want to say that volunteers who come for a month are not useful. For Sealdah and Dum Dum project, it’s perfect. But for school, we need to have volunteers who know perfectly the kids and their real level in English and math. Just to know that, it takes me a complete month. After that, it was easier to prepare math lesson. Julia is the “perfect” kind of volunteer we need. She is adaptable, she don’t mind if she has to do something uninteresting (sometimes…!!!). She helped me a lot with math when she was not at Dum Dum. With her, we had fun. Everyday (practically), she makes some mistake (forget her mobile at the Internet café, or her USB stick, broke glass, walk on shit, have leeches all over her feet, etc.). I have a long list of event but we don’t want to take all the space of my blog to list it! A special thank for you Julia! Next time, I will play piano.Her last days was at her image, she ran everywhere in Kolkata to prepare gift for the kids of the school and of Sealdah station. Her last day at the school was tough too. She was stuck in a train between Dum Dum and Khardah station. She was late to give her gift but she was so happy that everybody was waiting for more than an hour for her. It was difficult to see her to return in Holland after 3 months to live together. She really wants to come back for a month for Crawl in February 2008.

At one o’clock in the morning, we were waiting for Rebecca, a girl who is from Taiwan. When the bell rang, I looked outside and I saw a white girl, like a North American girl. My first question was where she is come from. She is from Canada, not Taiwan. She was teaching in Taiwan for more than a year. It’s why Subhamita (President of Crawl) thought she was from Taiwan because her flight came directly from there. Next day, she placed small boxes of poison everywhere in the flat to kill cockroaches. She helped us with wound care at Dum Dum and Sealdah. After a month with us, she did a trip in North India (Varanassi, Agra, Delhi) and Nepal. She is also the new coordinator in Canada for new volunteers for Crawl. We have a lot of coordinators in different countries who was volunteers before and can give information and support for Crawl.

They were like a lightning during the month they were here. Two nurses from USA, Ann and Kate, who travelled more than me during this short time. When they were not at Dum Dum or Sealdah, where they gave us a very very good hand for wound care (and more), they were outside the flat, somewhere (Kolkata, Varanassi, Agra, Delhi, Darjeeling, etc.). It’s why I don’t know a lot about them but we know that they will come back next year for Crawl.






Helga (on the right side of the picture), from Belgium, stayed with us only 3 weeks, but she did so much. She wanted to do everything because she hasn’t a lot of time in India. With kids, she is incredible. She knows how to have their attention and she has really good ideas when it’s time to do craft. We can’t separate her from her camera. She is always ready to take very beautiful pictures. I think she took more than a thousand just in 3 weeks.






Good friend of Julia, Joke (pronounce Yoka, right side of the picture) is from Holland and joined her for the last month in India. It was her first time in India and, like Julia, she is very adaptable and full of energy. She was very patient with the kids when we had to do math lesson. We can see Helga too at her last day at Sealdah Station and with Crawl.







Anke was always happy and ready to do something. With Helga, she visited many parts of Kolkata like no one. During her 5 weeks with Crawl, she did Dum Dum and Sealdah wound care projects. She is doing a two months trip around India and Nepal until the beginning of July 2007.

Kara did the same thing but she came back in Kolkata at the end of May to keep her baggage and return to Canada. With a background in nursing, she also did the 2 wound care projects in the same period of Anke.

Caroline stayed only 3 weeks with us and she did wound care projects. From the same region of Julia, Joke, Janneke and Anke, she was most of the time with them and was speaking Dutch.

Now, Janneke is alone and she must speak English with us. The Dutch invasion is out, but she doesn’t let the flat empty. She likes to talk and to laugh more than everyone here. On that picture, we can see from left to right Noreen, Margaret, Janneke and Sarah. I took that picture during my birthday night at a cool bar with a live band.








My plans changed, I’m not anymore with Crawl. But I keep contact with the volunteers of Crawl. Ceci est ma dernière journée le samedi 9 juin 2007. Je viens de recevoir mon diplôme confirmant mes 4 mois de bénévolat auprès de Crawl. À gauche, Bobby (employée qui traduit et enseigne auprès des plus jeunes), et complètement à droite, la présidente de Crawl, Subhamita Biswas.







Kolkata, la cité / The city


Beaucoup de choses ont changé depuis ma dernière visite en Inde en 2001. Autant il était difficile de communiquer avec mes parents à l'autre bout de la planète par l'entremise de lignes de téléphone désuètes qu'il est maintenant si facile de communiquer à l'aide du cellulaire qui se retrouve partout en Inde. Puisque mon séjour était beaucoup plus prolongé que la moyenne, j'ai acheté un cellulaire pour pouvoir être rejoint par mes parents et amis sans problèmes, mais surtout en cas de pépin lors de nos déplacements avec Crawl. Aussi, les cafés internet sont partout et à haute vitesse. C'est le jour et la nuit du point de vue technologique en Inde par rapport à il y a seulement 6 ans. Mais l'Inde est restée le même avec ses vaches, ses rats, ses chiens et ses serpents...

A lot of thing has changed here in India compared to my first visit in 2001. Everywhere, you can find an Internet Cafe with High speed connexion (256 kbps), even in a small place like Khardah. But most surprising, everybody has a mobile. Just in our flat, we are three volunteers who have mobile pus one for the flat only for emergency or to call Subhamita. But India is still the same with his culture and you can be surprise when you wait for a train. You can see rats, dogs and snakes...

Kolkata is very impressive. I don't know an other city in the world where you can find all this kind of transportation : human-rickshaw, rickshaw, auto-rickshaw, taxi, bus, tramway, subway (metro), train, etc. If you want to have a look at the city slowly and you don't want to walk, you can take the tramway for only 4 rupies. It's going everywhere in central Kolkata and it' always empty because it's too slow. But I like that! You can relax.

Human-rickshaw is unique in the world. Why in Kolkata? You will see during the rainy season. I will take pictures that will help you to understand. When it's raining during three days in a row, you can have water over your belt. No bus, no taxi, no car can ride in some street. Only human-rickshaw can do it.







Kolkata est une ville impressionnante. Essayez de trouver une ville dans le monde où vous pourrez avoir à la fois les hommes-rickshaw (photo de gauche en haut), des vélos-rickshaw, des autos-rickshaw, des taxis, des autobus, des tramways, un métro, le train, etc. Les hommes-rickshaw existent encore à Kolkata puisque durant la saison des pluies, ce sont uniquement eux qui peuvent se déplacer dans certaines rues de la ville lorsque l'eau atteint les hanches en moins de deux heures de pluie. J'ai fait une partie sur les inondations un peu plus bas dans cette page.

Il n'y a pas uniquement les hommes-rickshaw qui travaillent dur en Inde. Les conditions de travail de la majorité des Indiens sont terriblement difficiles. En plein gros soleil, des gens s'affairent à entretenir les voies ferrées, à construire des maisons, à transporter des biens sur leur tête. Ils peuvent transporter sur leur tête des éléments aussi lourde que des jarres de lait contenant près de 70 litres, c'est-à-dire 70 kg ou si vous préférez, 154 livres!

A lot of jobs here are terribly though. When you see in witch conditions they are working, it's inhuman. At 2 o'clock in the afternoon, the worst time to be outside, they are reparing the railway, building a house without machinery (everything is carried on the head of someone, sometime more than 60 kg \ 130 pounds). This is a small list that what they put on their head :

-Big jug of milk (up to 70 litres \ 70 kg or 154 pounds)
-Basket of fruits
-etc.

















When you look at their body, they are in a very good shape and they work from 15 years old to... I really don't know, some looks very old but to work like this make you look older than you really are. We see everyday in the train and at the train station all those stuffs carried by a million of people, it' amazing! Normally, the maximum capacity of every wagon is 124 passengers, but we are most of the time 400 people. Sometime, you can't move your arms to scratch your face. Claustrophobic forget it!!

Odors are omnipresent in India. Just have to go in a market where you can find fish or meat. Sometimes, it's impossible to breath and you just want to trow away. And it mixed with view of flies, cats, dogs and birds who want to have their part of food.

If you don't like to feel other people so close to you that you can see every details of his skin in his face and feel all the heat produced by a hundred people around you with their transpiration over yours, you must not take the local train in India. But it's an experience to live in your life.
















Ces photos montrent le côté idyllique de l'Inde : ses merveilleux monuments, ses vaches sacrées, ses paysages et ses gens merveilleux. Sur la photo de droite, vous avez Erica, bénévole auprès de Crawl et dont ses parents sont originaires de Kolkata. Et vous avez Bobby, employée auprès de Crawl et qui nous aide énormément pour la traduction auprès des jeunes.

















La photo de droite en haut ne montre pas des galettes de biscuits. C'est de la merde de vaches séchée servant à alimenter les foyers pour que les plus pauvres puissent faire cuire leurs aliments. Bien sûr, plus il y a de touristes dans un coin, plus il y a de singes. Ces derniers profitent de la nourriture laissée par les touristes pour s'alimenter.



















Sur la photo de droite en haut, c'est lors d'une soirée en ville sur une terrasse. J'ai reçu un gros cadeau d'un oiseau. Il paraît que ça porte chance! J'ai aussi fait l'essai d'un habit traditionnel pour le frère d'une bénévole. J'ai l'air assez bien, n'est-ce pas? À droite, c'est Nancy qui a emprunté le serpent d'un jeune homme venu nous le montrer.















































L'eau est omniprésente à Kolkata. À côté de chez moi, on a construit une nouvelle maison et le fait d'avoir creusé un peu plus d'un mètre, le travailleur s'est retrouvé dans un trou de boue très liquide à en être recouvert de la tête au pied. Et durant la mousson, il peut pleuvoir à un point tel que les rails de la gare de train de Sealdah sont inondés, ce qui donne l'impression que les trains flottent sur l'eau.







La série de photos qui précède illustre la beauté et la dure vie de Kolkata. En marchant tôt le matin la fin de semaine, on peut voir les sans-abri et les mendiants encore dormir sur les trottoirs. La photo de gauche montre un mendiant en fauteuil roulant n'ayant plus de pied. La photo juste au-dessus à gauche, il s'agit du McDonald's qui avait ouvert ses portes en mars 2007 et qui a explosé en août 2007 tuant un passant dans la rue.













Les moyens de transport
\ Transport


Nous voici donc en train. Il est particulièrement rare d'avoir des places assises. La plupart du temps, on est extrêmement coincé et on doit se tenir du mieux que l'on peut comme sur la photo du bas. En haut, ce sont les filles qui sont bénévoles comme moi. Eh oui, je suis le seul gars, je sens que je fais des jaloux ici! Les deux filles avec des foulards rouges, ce sont des soeurs et elles se nomment Elisabeth (gauche) et Michelle (droite). Elles sont Américaines, tout comme Erica (au milieu) dont ses parents sont nés a Kolkata. Elle nous est très utile puisqu'elle parle aisément le Bengali (la langue de la région de Kolkata).


La photo de gauche a été prise dans le métro de Kolkata (le premier au pays, il y en a un maintenant à Delhi) et il y est interdit d'y prendre des photos (je l'ai remarqué seulement par après, je vous le jure). Pour prendre le métro ou le train, il en coûte que quelques sous, environ 15 cents.




































Le train est le transport de prédilection de la plupart des Indiens. Malgré le nombre incroyable de trains qui passe, les trains sont toujours pleins. Les deux photos du haut parlent d'elles-mêmes.




















Voici la première vidéo que j'ai prise en me rendant à Kolkata en taxi. Ouvrez le son de votre ordinateur.

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Ce second vidéo est l'une de nos balades en moto au nord de Kolkata.

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Mon quartier : Khardah, where I live

A 25 km North from Kolkata, the suburb city of Khardah is where we live. It’s where lives Subhamita, president of Crawl Society who did her master thesis about the population of the slums of Khardah. It’s why she decided to start a school here for the kids of the slums.

Khardah is a traditionalist (conservative) place compare to Kolkata. Women don’t smoke, wear all the time the traditional Sahri, alcoholic beverage is absent of these area. Everybody knows everything about us, what we did and what we do, our name, our nationality and where we live in Khardah. I think it’s safe for us because everybody wants to help us and if we forgot something around here, like a bag at the train station, they do everything to five us the bag as quickly as possible with everything in it.

If we visit some part of Khardah, and the next day I go on the main street to shop, at every shop, they will say : “You went to that place yesterday”. They know erveything about us. If we do something wrong, after a day, all Khardah knows.

Our flat is on a small street near Station Road. It’s nice to be on a small road because Station Road is very busy and there is a lot of noise until 11 pm. It’s great to have a quiet place and to be close of everything (train station, shops, school, etc.). Our flat is very big. We have 4 rooms fro maximum 9 volunteers. I’m the lucky guy who has his own room because I’m the only male in the house. I hope I will not have a roommate early. It’s great to be alone. But my room is where we put all the stuff for craft and clothes for the street people of Sealdah.

We are lucky to have two bathrooms. Can you imagine 9 people (8 girls) with only one bathroom? Crawl Society rent this flat. We need in the future to have our own flat and to pay for a loan and not for a rent. In January 2007, Crawl bought a refrigerator. We can have milk and other perishable food and keep cold Coca-Cola for some coke addict volunteers.

In March, there was a rebellion from all the volunteers. We didn’t want to eat again food that we received from the cook. It was all the time the same thing and not necessarily good. The time of every meal was not adequate too : breakfast at 9:30 am, lunch at 13:30 and dinner at 21:30. I bought a hot plate and we can make some delicious food (soup, pancake, etc.). It’s better to buy food on the street and cheaper too. We made pancake with Nutella with this new hot plate, it was very good (too much so good!).

But food = insects. If we don’t clean correctly our dishes, we will have ants, cockroaches, etc. For cats, we installed grating (metal frame) on some windows and we can keep them open all the time. From April to September, in Kolkata, the temperature is over 35ºC everyday and if you add the humidex factor, it’s like 50ºC. You can imagine that our fans work all the time inside.


Everyday, all the shops are close between 13:30 to 17:30 because it’s too hot. After 18:00, when it’s dark outside, all Khardah is in the main street. You have to watch everywhere because you have a mix of rickshaw, autorickshaw, cars, trucks, bicycles, taxi, pedestrians, dogs, cows, garbage, etc. It’s the best time to appreciate street life in Khardah. Most of the shop takes the entire place on the sidewalk to sell their stuff. You can see illegal installation to have light over some little shops. I don’t know how they can plug all those power cord who looks like a big ball of wires because you have too much of them in the same place.

You can find a lot of thing here, but when we need western stuff (like peanut butter, hair clipper for me, toilet paper, good jam, Nutella, etc.) we have to go to New Market in Kolkata. When you know how to find your way in New Market, you can find everything.
















North of Khardah, when we walk during 15 minutes, we are in the country. You can see all around you fields and small villages. But you know that you are near Kolkata because there are a lot of big industries around. It’s a peaceful place where no one honk and where there is no car. We like to walk there and have a chai (tea) in a small village, next to Khardah. Here, people wash everything in the street front of the tea shop : laundry, dishes and themselves (shower outside front of everybody).










Voici mon ami Prasenjeet (photo de gauche) et sa mère (photo de droite). J'ai rencontré Prasenjeet dans un café internet alors que nous attendions d'avoir un poste d'ordinateur libre. Je ne vous cacherai pas que de l'avoir rencontré a tout changé dans mon séjour en Inde. Il m'a fait découvrir des choses difficilement accessibles aux touristes. Je ne vous cacherais pas non plus que sa présence n'était pas des plus appréciées à notre appartement où il venait nous voir, car la présidente de l'organisme Crawl a, je crois, un petit problème de confiance envers ses semblables les Indiens. Dès que Prasenjeet voulait s'impliquer dans l'organisme, et il aurait pu y être d'une grande utilité parlant plus de 5 langues indiennes, ayant déjà travaillé bénévolement pour un autre organisme et ayant aussi beaucoup de contacts permettant un financement adéquat pour Crawl, la présidente Subhamita était très réticente à le voir et accepter son aide. Je ne vous conterai pas tous les malentendus et chicanes qui eurent lieu durant mes deux derniers mois avec Crawl. Mais ce fut aussi une des raisons de mon départ de cet organisme.
















N'étant plus avec Crawl, je devais me trouver un nouveau toit et rapidement, j'ai été invité à vivre avec Prasenjeet. Après un mois de colocation, j'ai aussi fini par connaître les propriétaires vivant au second étage que nous avons invité au restaurant le Pinguin Inn de Khardah. Pour la fille des propriétaires, c'était sa deuxième fois de sa vie qu'elle allait dans un restaurant et elle est âgée de 15 ans. Ce sont des gens très ouverts et Kakima, la maîtresse de maison, m'aimait bien gros et aimait me poser toutes sortes de questions, même celles que l'on ne pose généralement pas entre amis... En passant, le nom Kakima, qui n'est pas son vrai nom, veut dire « tante » en bengali. C'est une façon amicale et polie d'appeler une femme et aussi un signe de respect envers quelqu'un qui prend soin de vous ou qui vous invite chez elle. Et maintenant, Brandy, le chien de Prasenjeet qu'il a reçu pendant mon absence au Népal (voir plus bas). Il n'avait que deux mois quand j'ai été accueilli par une petite bête blonde et très excitée.















Eh oui, il y a du PFK (KFC) en Inde. C'est même la chaîne de restauration rapide la plus présente en Inde. Prasenjeet et moi avons été en ville pour aller chercher un pot de poulet PFK. Ça nous a pris près de 2 heures aller-retour. Il a seulement fallu faire chauffer à nouveau le poulet dans le four, mais bien que je ne suis pas un fan de ce restaurant, je vous garanti qu'après 6 mois en Inde, c'est un vrai régale. La photo de droite en haut est la fin d'un repas que nous avons pris lors d'une journée en moto (la photo de gauche. On a l'impression que je souris, mais en réalité je pleure, car le repas a été l'un des plus piquants de tout mon séjour en Inde. Même Prasenjeet, habitué aux épices et piments, a pleuré en mangeant. Malgré ça, la bouffe était excellente.















Durant la fête de la lumière, après le coucher du soleil, toutes les maisons sont éclairées à la chandelle autant en dedans que dehors.















En haut à gauche, je suis l'invité des parents de la fiancée de Prasenjeet, Priyanka. De droite à gauche, vous avez le frère de Priyanka, Priyanka, son père, Prasenjeet, sa mère et moi-même. La photo de droite est mon restaurant de rue préféré de Khardah où l'on peut manger de la nourriture chinoise de qualité, mais pour ce qui est de la propreté, il y a de quoi faire faire une crise cardiaque à un enquêteur de Santé Canada, je vous le garantis. La photo de gauche, c'est la cuisine de ma demeure avec Prasenjeet. C'est assez minimal, j'en conviens.










Les inondations régulières à Kolkata




























Toutes ces photos ont été prises par Prasenjeet. Ce n'est pas parce que j'avais tellement peur que je ne voulais pas me mouiller. Non, c'est à cause qu'à chaque tempête et inondation, je n'étais pas à Kolkata. J'étais soit dans les hautes montagnes du Népal ou dans le sud de l'Inde. J'ai donc manqué la pire saison des pluies en près de 50 ans en Inde où des millions de personnes ont été déplacés!







Fête des Couleurs (Printemps) \ Holy Day








































J'en entends qui disent « À quoi y joue? » Ce n'est pas un jeu, mais bien un festival annuel qui célèbre l'arrivée du printemps à la fin du mois de février en Inde. Ça consiste à s’habiller le plus possible en blanc et à s’arroser d’eau colorée pour, qu’à la fin de la journée, il n’y ait plus aucune trace de blanc sur nos vêtements (et dans mon cas sur ma peau aussi). Les gens locaux utilisent normalement de vieux vêtements, car ils n’ont pas nécessairement d’argent à consacrer à des neufs qui seront inutilisables à la fin de la journée. Je sais, je sais, je ressemble à Darth Mole dans le 1er épisode de Star Wars. Le pire dans tout ça c’est que ça m’a prit une bonne semaine avant de redevenir tout à fait blanc.







Bodh Gaya : ville au mille temples bouddhistes

Avec Julie, Blossom et Rebecca, nous nous sommes rendus dans la cité où Bouddha aurait passé plusieurs années de méditation et où il a atteint l'illumination. C'est une cité très touristique et on y fait le tour en quelques heures. Un séjour de 2 jours complets est suffisant pour en apprécier les temples qui sont la principale attraction de la région.






















































Gangtok (Sikkim)

Cette fois, c'est avec Julie et Rebecca seulement que je me suis rendu à Gangtok dans l'état du Sikkim au nord de West Bengal. C'est une région qui fourmille de militaires, car elle partage ses frontières avec la Chine qui en revendique la possession territoriale. Il y a donc des postes militaires partout. Pour un touriste comme moi, disons que c'est pas mal sécuritaire. Il n'y a pas un maudit voleur qui oserait attaquer un autobus ou un taxi sur la route. C'est une très belle région montagneuse et la ville de Gangtok est accrochée sur le flanc d'une montagne. Toutes les routes y sont sinueuses et, peu importe la direction, on ne fait que monter ou descendre. C'est aussi une libération de la chaleur intense qu'il fait en ce mois d'avril à Kolkata.














































NÉPAL : Une pause bien mérité de l’Inde


C’était un changement d’air nécessaire, mais aussi une obligation de sortir du pays car même avec un visa d’un an, on ne peut rester plus de six mois en ligne en Inde. Il faut simplement sortir du pays et on peut revenir dans la journée même pour avoir à nouveau une étampe d’entrée qui remet à zéro le compteur du six mois (180 jours). Stupide, mais obligatoire.

J’ai donc choisi d’aller au Népal, directement à Kathmandu de Kolkata en avion pour la modique somme aller-retour de 7550 roupies (200 $CA). Le parcours de vol dure seulement une heure et quart et durant ce vol, j’ai fait la connaissance de Lee dont le père est Indien (Bangalore dans le sud du pays) et sa mère Québécoise de la région de Val-d’Or. Comment ont-ils pu se rencontrer 35 ans auparavant? Bonne question!!! Lee vit présentement à Ottawa, bien qu’il ait déjà vécu 6 ans à Montréal pour des études à McGill. Durant la semaine qui précède mon trek au Camp de Base de l’Everest (du 2 juillet au 6 juillet), on a visité ensemble la ville et ses alentours. Il a quitté le même jour que moi (7 juillet au matin) pour le Tibet (Lhassa) où il va rejoindre des amis en Chine par après et revenir au Canada au début du mois d’août. Bien que Lee soit grand, je voulais montrer par cette photo que les portes sont toutes très basses et que même pour moi, il faut que je me penche pour rentrer dans une demeure.

J’ai aussi rencontré Dominique qui est un Français qui a sa propre entreprise de guides dans les Pyrénées françaises. Bien qu’il ne parle pas vraiment anglais ni ne le comprend bien, il a su se débrouiller durant les 3 semaines qu’il a passées ici. C’est à cause de lui si j’ai entrepris de faire le trek du Camp de Base de l’Everest durant les deux semaines qui ont suivi mon premier séjour à Kathmandu. Il a su me rassurer malgré toutes mes questions techniques. Il nous a quittés en trombe, car il n’avait plus beaucoup d’argent et son entreprise avait besoin de sa présence. Il a eu quelques problèmes pour changer la date de son vol, mais grâce à un petit coup de fil de la part de son ambassade à Golf Air, il a obtenu un vol la soirée même, le soir précédent mon départ pour Lukla (mon point de départ pour le trek). C’est fou comment des fois certaines compagnies ont besoin d’un petit coup de pied dans le cul de la part de personnes influentes pour trouver une place libre dans un avion!!!

J’ai fait aussi la rencontre de deux compagnons québécois qui sont bénévoles à Kathmandu auprès des jeunes de la rue. Ils mangeaient à une table voisine du resto de mon hôtel et par leur accent très spécifique, j’ai vite identifié leur provenance. Jean-Dominique et Sophie en sont à leur première expérience d’un séjour à long terme à l’étranger. Je les ai vus quelques fois durant cette première semaine à Kathmandu et leur rencontre a été très bénéfique pour une autre personne que j’ai rencontrée sur la rue : Sarah.

Sarah est une Belge que j’ai rencontrée sur la rue après qu’elle se soit fait achaler par un guide voulant offrir ses services pour un tour du vieux Kathmandu. Par le plus grand des hasards, elle était à la recherche d’une ONG pour faire un mois de bénévolat, mais elle n’avait pas de coordonnée spécifique. Après une marche dans la ville et un bon thé népalais au lait, je lui présente les deux Québécois qui sont par hasard avec Lee au resto de mon hôtel. Tout tombe bien, car dans une semaine, les deux Québécois vont quitter le pays pour l’Inde et ensuite la Thaïlande. Sarah veut aussi aller au Tibet et Lee y va et il a pu lui donner quelques informations à propos de son choix d’agence. Je vais la revoir à mon retour de mon trek, car elle va rester tout un mois à Kathmandu et au même hôtel que moi ou j’ai laissé en consigne quelques affaires inutiles et lourdes pour mon trek.


Kathmandu est une ville magnifique à mes yeux. C’est une vieille cité médiévale encerclée par une ville polluée par les grandes avenues et les bouchons de circulation. Du point de vue d’un urbaniste, ce n’est pas la meilleure insertion, mais la ville fonctionne tout de même et ils ont bien conservé le vieux Kathmandu qui est extraordinaire et qui vient d’être enlevé de la liste des sites du patrimoine mondiale étant en danger. Au début, sans le savoir, j’avais défini l’architecture comme étant de type médiéval, comme à l’européenne du fait que les façades progressent par en avant au fur et à mesure que les étages s’additionnent pour fermer un peu plus la vue vers le ciel sur la rue. Il y a des temples partout et tout le monde se les approprie en s’y assoyant, en y vendant des produits de tous les jours. De plus, le secteur est très grand et on peut y marcher durant des heures sans passer au même endroit deux fois. Il y a des centaines d’accès par de petites portes qui mènent à des cours intérieures qui donnent accès aux entrées principales des maisons privées et à d’autres places publiques, incluant de petits temples. Bref, il y a des millions de recoins à voir et il faudrait des semaines pour tout voir.




















































































































La photo ci-haut est à l'intérieur d'un petit temple, mais si vous regardez bien, vous allez voir un petit ami qui se régale des offrandes laissées par quelqu'un. Pour mieux voir notre petit ami, il suffit de cliquer sur la photo de droite.
















































Les Népalais sont beaucoup plus relaxes que les Indiens et moins achalants aussi. Disons qu’ils sont plus zen. Le coin où je me suis installé, grâce à Lee, est aussi très tranquille. C’est la rue Freak Street où se trouvaient, à la fin des années 1960 et les années 1970, les hippies. On peut encore voir dans l’allure des touristes du coin et même des habitants de la place un certain type s’y rapprochant. Il y a encore des reliques du passé comme le magasin de pipes qui est le seul encore à s’afficher comme étant de cette époque. On se fait aussi beaucoup offrir de la drogue dans le coin. Quand on va dans les maisons privées, on retrouve sur les toits de vraies petites jungles de plantes de toutes sortes, incluant bien sûr le cannabis!

Durant toute la première semaine de mon séjour au Népal, j’ai fait en sorte de pouvoir réaliser le trek à l’Everest : changement de date de retour en Inde repoussé de 3 semaines, achat d’un billet d’avion pour Lukla, achat de bâtons de marche et d’un poncho, sans oublier une carte pour le parcours. J’étais prêt pour le grand départ. Dernier souper avec mes nouveaux amis que je vous ai présentés en début de chapitre sur le Népal, un sommeil pas très profond et dès 5 h du matin le samedi 7 juillet 2007 (7/7/7), je me rends à l’aéroport pour mon vol.





Le trek au Camp de Base de l’Everest
Du 7 au 20 juillet 2007
L’hôtesse de l’air nous donne de la ouate et des bonbons avant le décollage. La ouate sert à se boucher les oreilles, car les moteurs à hélices sont très bruyants. Durant le vol, on peut voir la grande chaîne himalayenne dans toute sa splendeur. Je fais aussi la connaissance de deux Népalais qui vont m’aider pendant les deux premiers jours du trek. L’un d’eux est un guide qui accompagne son ami qui est venu au pays pour trois semaines. Il étudie à Boston. J’aurais droit à certains des privilèges d’être avec des Népalais, soit d’avoir certaines gratuités (thé, repas, etc.). La première journée se termine à Monjo à la même altitude que Lukla (2840 m) où j’ai atterri le matin même. C’est un bon endroit pour s’acclimater à l’altitude avant la grande ascension vers Namche Bazar. Je reste seul à l’hôtel pour dormir, car ils ont réservé une chambre dans un 5 étoiles à 120 US$ comparé à 100 roupies pour moi.


Le lendemain, c’est l’entrée officielle dans le parc où je dois payer 1000 roupies, ce que nos deux Népalais n’ont pas à payer. L’avant-midi fini par la montée de près de deux heures vers Namche soit de 2800 m à 3400 m d’altitude. Je vais rester deux nuits à l’hôtel tandis qu’ils vont continuer leur route pour pouvoir faire le parcours aller-retour en moins d’une semaine. Je vais les revoir la 5e journée lors de leur retour vers Namche Bazar. En même temps que l’altitude et la distance, les prix de la nourriture augmentent rapidement. Il faut dire que tout est transporté à dos d’homme ou de yak. De plus, il est de mise de manger à l’hôtel même où l’on dort sinon le prix de la chambre est multiplié par sept (de 100 à 700 roupies). Seulement pour un spaghetti, le prix va varier de 250 à 350 roupies durant mon ascension vers le Camp de Base, ce qui est près de 4 à 5 fois plus cher qu’en ville à Katmandu. La seule viande que je me permets de manger est le thon, car il est en canne. Tous les autres types de viandes proviennent d’animaux morts naturellement, car les bouddhistes ne tuent pas les animaux ni ne les mangent. À ma dernière journée de trek, je vais croiser certains porteurs qui transportent de grosses pièces de viande de yak dont l’odeur est écoeurante, en plus d’être à l’air libre. Disons que ce n’est pas mieux dans les marchés de viande en Inde!
















Mais à manger toujours les mêmes choses d’une journée à l’autre, en plus de payer le gros prix, j’en suis écoeuré et je commence à rêver de la bonne bouffe de Katmandu et du Québec. La plupart du temps, je serais seul, que ce soit sur la route ou à l’hôtel. En plus, il n’y a rien à faire en arrivant en fin d’avant-midi à chacune des étapes. Il ne faut pas avancer trop vite, car le mal de l’altitude peut être mortel. J’en ai seulement un des symptômes qui est le mal de tête. Ce qui est pire durant la nuit surtout quand je laisse ma porte de chambre fermée et que je viens qu’à manquer d’oxygène. Elle est déjà assez rare à cette altitude où, au maximum en altitude que je vais atteindre, il ne restera que 50% d’oxygène à 5365 m au Camp de Base de l’Everest.




















Ma journée de repos à Namche consista à monter jusqu’à Khumjung par un sentier très abrupt qui me permettra d’apprécier l’Everest et plusieurs autres grands sommets de la planète. Ce sera aussi la seule fois que je verrais l’Everest puisqu’en cette période de mousson, le temps est la plupart du temps au brouillard et à la pluie dès la fin de l’avant-midi. De plus, au moment de faire certaines montées très tôt le matin, à 4h00 ou 5h00, il n’y aura jamais de dégagement permettant d’apprécier ces vues uniques. Ce n’est pas grave, le parcours en lui-même et certains matins fabuleux vont me faire oublier ces rencontres manquées. La photo ci-contre est ma seule de l'Everest qui atteint 8850 m. Il s'agit du sommet de gauche qui semble sortir des nuages et qui a une forme un peu arrondie au sommet. Le sommet de droite est quand même à plus de 8700 m.









































Les deux photos du haut sont une vue de Tengboche où se trouve un temple bouddhiste renommé. Les 4 photos du bas furent prises du même endroit et montrent différents points de vue tout autour. La prise de vue intérieure est le type d'hôtel où je logeais et qui était quelques fois enfumé quand ils partaient le feu de foyer.












































La photo du haut, je viens de monter une montagne durant plus d'une heure pour passer un col à plus de 4800 m d'altitude. La photo de gauche montre un glacier qui descend de la montagne. C'est un mélange de pierre et de glace qui est très instable. Les deux photos du bas, je suis dans la salle à manger de l'hôtel de Lobuche. Je me fais faire un traitement de médecine douce indienne par un Indien qui a marché toute l'Inde à pied (plus de 65 000 km) et qui, pour seul équipement, a des sandales, un t-shirt et un petit sac à dos pour faire le trek.















Le plus merveilleux matin sera à Lobuche (4910 m) ou, avec deux autres groupes de touristes provenant de la Grande-Bretagne (photo du haut à gauche), on se réveillera à 5h00 pour constater qu’il neige et que le paysage est tout blanc en ce vendredi 13 juillet. Ce n’est surtout pas un cauchemar, car le décor est enchanteur et, avec le froid, le ciel est d’une clarté inégalée depuis le départ de Lukla (voir photo plus bas). Ça sera autrement à Gorak Shep le lendemain matin ou il sera inutile d’entreprendre la montée de Kala Patthar qui offre normalement une vue imprenable sur l’Everest et ses glaciers. Ce matin là, je pars tôt et vu la progression rapide vers le sud, je décide d’aller vers Gokyo, au nord-ouest. En cette journée, je ferais près de 35 km de marche ou je ne ferais pas que descendre des pentes, car pour atteindre mon objectif de la journée, je vais faire plusieurs montées aussi. Le seul avantage est que je descends en altitude et que des hauteurs de 4000 m ne sont plus un problème pour moi. J’atteins Phortse Tenga après une dernière descente de 250 m en altitude ou mes jambes, surtout mes mollets et mes chevilles, sont soumises à de fortes tensions.




















































Le camp de base de l'Everest n'est qu'un glacier gris, mais surtout un lieu dangereux. Beaucoup de gens y sont morts, car ils n'ont pas fait attention et ont été trop téméraires. Les six prochaines photos montrent ce lieu désolant, un milieu étrange dont la sensation est amplifiée par une température grise et pluvieuse. Pour limiter les risques, j'ai accompagné un groupe de trois Français avec leur guide. Même avec le guide, ce n'était pas évident. Il fallait sauter par dessus de petites crevasses ou, si tu y tombes et qu'il n'y a personne pour t'aider, tu ne peux en sortir et y mourir. Les trois dernières années, trois hélicoptères se sont écrasés directement au milieu du camp de base durant la haute saison. Vous pouvez voir les restes du dernier écrasement qui ont été rapatriés à Lobuche. Bon, assez parlé d'éléments négatifs relatif à ce milieu. C'est tout de même le point le plus haut que j'aurais été dans ma vie, à 5365 m. Dès que tu grattes un peu la surface, tu te rends vite compte que c'est un amas de glace sous tes pieds qui bouge constamment. C'est une sensation unique qui vaut la peine d'être vécue. Des centaines (plus de 400) de personnes y campent durant la haute saison durant 45 jours, car c'est le minimum de temps requis pour s'acclimater à la haute altitude pour pouvoir entreprendre l'ascension de l'Everest. Depuis quelques années, ce n'est plus vrai que l'Everest et le camp de base sont les plus hauts dépotoirs à déchet du monde. Avec l'aide de Sherpas professionnels, ils ont même récupéré tous les déchets qui traînaient sur l'Everest depuis la première ascension en 1953, surtout des bombonnes d'oxygène. Le seul déchet qui restait sur place est une pièce de l'hélicoptère qui s'est écrasé au mois de février dernier.















Sur la photo du haut de droite, je suis en compagnie du guide népalais parlant très bien français avec l'un des touristes Français que j'ai accompagnés à la fin du parcours sur le glacier où se trouve le camp de base.















Lors de ma descente, j'ai remarqué cet amas de ferrailles à côté d'une maison et en m'approchant, j'ai compris qu'il s'agissait des restes de l'hélicoptère s'étant écrasé 5 mois auparavant. À gauche, je suis toujours sur un glacier où j'ai pu admirer la formation de petits lacs qui, avec le temps, érodent le glacier qui le rend ainsi très dangereux pour les marcheurs comme moi.











Deux jours plus tard, je suis à Gokyo (4790 m) ou un lac vert émeraude est entouré par des sommets enneigés. Tout comme à Gorak Shep, le matin sera pluvieux et je n’aurais d’autre choix que de repartir vers le sud. En une journée, je vais me rendre à Namche Bazar encore près d’une trentaine de km, mais surtout une montée de près de 400 m en altitude en moins d’un kilomètre et demi en fin de parcours avant de descendre vers Namche. Ce sera la plus pénible des montées surtout qu’il a plu pratiquement toute la journée. J’en sacre tellement j’en suis tanné. Tout mon équipement sera détrempé. Par chance, le lendemain matin sera un peu ensoleillé et tout sera sec avant que la pluie ne reprenne comme à tous les après-midi. Pour passer le temps, je vais lire un roman de 400 pages qui traînait à l’hôtel en moins de 8 heures. Je n’avais vraiment rien d’autre à faire de mes après-midi.














Après ma journée de repos, je quitte Namche pour Lukla. Encore un gros avant-midi de marche qui surprend les Népalais de la région qui n’en reviennent pas de toutes les longues distances que j’ai faites en des temps assez rapides. Seulement les porteurs Sherpas font d’aussi longues distances lorsqu’ils ne sont pas trop chargés, comme moi qui avais seulement 10 kg (22 livres).

Les montagnes, la solitude, le silence, mais aussi le bruit incessant de l’eau qui se déverse en torrent vers l’Inde m’obligent à réflexion et le défi n’est pas uniquement physique, mais aussi psychologique. Il est rare dans sa vie d’être seul, vraiment seul, car on ne rencontre vraiment aucune âme qui vive pendant plusieurs jours, et d’être dans des conditions aussi difficiles. Je rencontrais bien la personne responsable à l’hôtel, mais ne parlant pas anglais, il s’enfermait la plupart du temps dans sa cuisine à écouter la radio et boire du thé. J’étais donc vraiment seul. À seulement 4 reprises en 14 jours, j’ai rencontré à l’hôtel des groupes de marcheurs, mais ils n’étaient pas très sociables, juste occasionnellement. Bref, vraiment, mais vraiment seul!!! Mais, imaginez durant la haute saison (de septembre à novembre et de février à avril), il y a plus de 6000 personnes par mois qui font ce trek, c’est une centaine de personnes par km de parcours. C’est une vraie autoroute en plus qu’il est très difficile d’avoir une chambre et il faut être patient pour avoir à manger. Je n’ai pas compté le nombre de porteurs et de yak qui parcourent le trajet pour fournir les biens nécessaires à nourrir tout ce monde, ce qui augmente grandement le nombre de gens sur la route. Bref, au revoir la solitude et la tranquillité de la nature.












































Un moment donné, en revenant des montagnes qui entourent la ville de Katmandu, j'étais accompagné de plusieurs amis sur le toit d'un autobus qui descendait la montagne sur un chemin sinueux. Puisqu'il faisait beau, nous voulions avoir la meilleure vue possible sur la vallée. Quelques fois, il fallait éviter les fils électriques et les branches d'arbres. Le chauffeur nous a trouvé pas mal drôles, c'est plutôt rare que des touristes veuillent aller sur le toit, c'est normalement pour les pauvres quand il n'y a pas de place à l'intérieur.

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Voyage dans le sud de l'Inde / Journey in South India

Le Tamil Nadu

Après un mois et demi à traîner dans les environs de Kolkata et à endurer Brandy (le Labrador de mon ami Prasenjeet) qui n'arrête pas de chier et pisser partout, je décide de faire un petit voyage de deux semaines dans le sud du pays, au Tamil Nadu et au Kerala pour être plus précis. Ce sont les deux états qui forment la pointe sud du sous-continent indien dont l'environnement social et la culture sont aux antipodes l'une de l'autre. Le Tamil Nadu est l'un des états les moins progressistes en Inde et où l'on sent et voit l'inégalité entre homme et femme de façon flagrante. Pour ne décrire qu'un exemple, il est interdit de s'asseoir pour un homme à côté d'une femme si celle-ci n'est pas de la même famille ou marier à cet homme. Je me suis donc fait engueulé par une vieille dame qui voulait une place assise, mais puisque les deux seules places disponibles étaient sur deux sièges où se trouvaient que des hommes, elle ne pouvait pas s'asseoir. J'ai donc eu droit à un sermon en Tamil (la langue de l'État) et ne comprenant pas pourquoi, j'ai fait comme si je ne l'entendais pas. J'ai alors remarqué un homme qui changea de place pour libérer un banc complet et la dame put ainsi prendre une place assise. C'est alors que j'ai compris qu'elle m'engueulait parce que je ne cédais pas un banc complet pour les dames puisqu'elles ne peuvent s'asseoir à côté d'un homme. Suivant cette logique, une femme enceinte entrant dans un autobus ou un train plein d'hommes ne pourrait avoir une place assise puisque dans ce coin du monde, la majorité ne se déplace pas pour une minorité, même si vous êtes en béquilles ou dans un pire état.































Les quatre photos ci-haut ont été prises dans la ville de Mamallapuram, au bord de la mer. Tous les temples et les gravures furent sculptés à même l'immense colline qui borde la petite ville, c'est-à-dire que tout est fait d'un seul bloc de pierre. Par exemple, la série de petits temples de la photo de droite où l'on voit plusieurs jeunes Indiens en avant-plan ont été sculptés à partir d'une seule formation rocheuse pour former un ensemble de cinq temples. La fresque à gauche avec les deux éléphants mesure plus de 4 mètres de haut et une quinzaine de large. Ce lieu est l'un des joyaux de la culture indienne du sud datant de près de mille ans.

















Les deux photos ci-haut sont un petit clin d'oeil intéressant de ce monde incroyable. Pour ceux qui ne le savaient pas, une petite portion de l'Inde a déjà été une colonie française dont la capitale était Pondichéry. La photo de gauche montre que le français est encore une langue utilisée par les gens très éduqués de cette ville et les marchands font en sorte de connaître la langue de Molière puisque c'est un haut lieu du tourisme français en Inde. Il y a même encore des francophones qui y vivent en permanence, mais ils sont de plus en plus une petite minorité. La photo de droite montre un marchand typique de biscuits et grignotines dans un terminus d'autobus inter-état.
















Je vous ai épargné le plus possible les photos de temples qui n'en finissent plus. Il y a des milliers de temples incroyables dans le sud de l'Inde qui sont reconnus par l'UNESCO. Celui-ci date de plus de mille ans, mais ce qui est le plus impressionnant est sa conception. Au sommet du temple, vous remarquerez une immense sphère de granite fait d'un seul bloc dont le poids dépasse les 80 tonnes. Avec les techniques disponibles à l'époque en Inde, les archéologues et les ingénieurs d'aujourd'hui ne savent pas encore comment les Indiens qui ont conçu ce temple ont fait pour installer ce bloc tous en haut. Oubliez les extraterrestres!! En tout cas, le coucher de soleil y était hallucinant!






















Bien que plus récent, ce temple est démesuré. De longs couloirs, de plusieurs centaines de mètres de longueur, font le tour du temple principal.



























Après avoir atteint une altitude dépassant les 5300 mètres au Népal, je me retrouve maintenant à la limite du territoire indien la plus au sud. Le meilleur moment pour y arriver est le matin avant le levé du soleil. C'est un des rares endroits au monde où l'on peut voir le levé du soleil dans un océan et voir le couché du soleil dans un autre océan seulement en tournant à 180 degrés sur soi-même. En regardant vers le Sud, vous avez à votre gauche la mer du Bengal, devant vous, l'océan indien et à droite, la mer d'Oman. C'était le lieu préféré de Gandhi et c'est pourquoi un mémorial à son nom y a été construit. Par pure coïncidence, j'étais présent lors de la date anniversaire de naissance de Gandhi et j'ai pu avoir accès à la zone centrale où se trouve une partie des cendres de Gandhi.


Le Kerala





























Le Kerala est un petit état à l'ouest du Tamil Nadu. Ces deux états se partagent la portion la plus septentrionale du continent indien. C'est un territoire constamment inondé, ce qui en fait un lieu de prédilection pour la pisciculture de toutes sortes (poissons, moules, crevettes, etc.) et la culture des rizières. À l'inverse de ce que l'on connaît, les terrains sont principalement des surfaces d'eau plus ou moins profondes. Tandis que les limites des terrains sont des bandes de terre. Sur ces petites bandes de terre, ils ont construit leur maison et leurs églises (c'est aussi un territoire fortement chrétien, comme dans la plupart des états du sud-ouest de l'Inde). Les voies navigables sont les uniques routes pour se déplacer, le bateau étant le moyen de transport unique de la plupart des régions des "backwaters". Pour ceux qui se rendent pour la première fois en Inde, le Kerala est l'endroit idéal pour s'initier à la culture indienne sans trop subir un grand choc culturel étant l'état le plus scolarisé et le plus ouvert aux changements de tout le pays.


Vidéo d'un petit tour en bateau dans les "backwaters". Je suis en fait dans ce qu'on pourrait appeler un autobus qui passe d'un quai à l'autre pour prendre les clients à des heures précises.
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Durga Puja






























Une « Puja » est une fête religieuse hindoue et il y en a tout le long de l'année. Il y en a certains de moindre importance et qui se fête en famille seulement, mais d'autres, comme la Durga Puja, qui est la plus importante fête de l'année pour les hindous du Bengal Occidental (l'état dont la capitale est Kolkata). Durga, la déesse aux 10 bras, est aussi connu des mortels occidentaux comme étant Kali, mais elle a plus de 9 noms différents avec autant de pouvoirs différents. Durant le Durga Puja, d'immenses Pandals (nom bangali signifiant « structure en bambou ») sont élevés partout dans la ville de Kolkata pour abriter les figurines en paille recouvertes de glaise et peintes par la suite. Juste avant d'être livrées, les figurines sont habillées des plus beaux tissus et bijoux. Même le château ci-dessus est un Pandal reprenant la forme du château dans Harry Poter. Les Indiens sont quand même très ouverts aux cultures étrangères.


Visite de mes parents à la fin de mon séjour en Inde


Je suis guide pour mes parents au Rajasthan et à Kolkata
















Je n'ai pas à vous présenter longuement ce lieu maintenant reconnu comme étant l'une des sept merveilles du monde moderne. Je ne vous parlerai pas non plus de l'histoire d'amour qui a donné naissance à ce joyau architectural. Mais je peux vous dire que pour ma deuxième visite au Taj Mahal fut tout aussi émotif que lors de ma première visite en 2001. Juste pour vous donner un ordre de grandeur, les deux photos avec mes parents, nous sommes uniquement à mi-distance par rapport à la porte de la photo d'en bas. Aussi, sur la base principale du Taj Mahal, vous pouvez voir de petits points noirs allongés, ce sont des humains. Le Taj Mahal est un géant de marbre blanc qui vaut le déplacement, peu importe où que vous soyez en Inde. De toute façon, prendre l'avion en Inde ne coûte ridiculement rien par rapport à ce que l'on paye chez nous.





















Jaipur est la ville rêvée pour toutes les femmes de la planète. C'est un immense marché de tissus et de vêtements à ciel ouvert. C'est aussi la deuxième fois que je m'y rends et par rapport à tout ce que j'ai vu en Inde, c'est l'endroit idéal pour acheter ce genre de souvenir. Le coût et la qualité en valent vraiment la peine. C'est aussi une ville d'une beauté, mais aussi d'une laideur incroyable lorsque l'on quitte les principales rues. Le peuple du Rajasthan porte encore les habits coutumiers d'antan. La photo du bas à droite montre bien ce que les femmes de cet état portent tous les jours. Dans un environnement de sable et de poussière, les couleurs vives de leur sari contrastent avec les tons sable environnants. L'Hawa Mahal, la photo de gauche, est une façade du palais du maharaja de Jaipur où ses femmes et concubines pouvaient regarder ce qui se passait dans la rue sans être vu de l'extérieur. Disons que c'était leur seul passe-temps, étant enfermé dans le palais à longueur d'année.



































L'Inde est peuplée de plus d'un milliard d'habitants. Tout comme la Chine, il y a donc un surplus de main-d'oeuvre à bon marché. Les hommes de la photo de gauche ci-dessus attendent avec leurs outils (qui montrent quel genre de travail ils peuvent accomplir) que quelqu'un les embauche. La compétition est très grande et les prix sont ridiculement bas.















Nous voici dans un auto-rickshaw. Pour les touristes, on peut être quatre là-dedans, mais pour les Indiens, il en rentre au moins une douzaine. La photo de droite, ce sont mes parents qui ont valeureusement monté une petite montagne au sud de Pushkar en pleine chaleur d'où on peut apprécier la vue sur la petite ville et son lac sacré hindou. C'est un lieu de prédilection des hippies à longueur d'année, mais nous avons débarqué dans cette ville lors de l'une des plus grandes foires de bétails au monde où près de 50 000 têtes de bétail sont rassemblées à Pushkar durant deux semaines.















On a fait aussi un petit tour en chameau de luxe tout autour de la ville de Pushkar. La photo de droite est la forteresse de Jodhpur avec son palais luxueux.















La ville de Jodhpur est surnommée la ville bleue du fait de la couleur des toitures des maisons.















Dans la majorité des villages de l'Inde, les femmes doivent aller chercher l'eau au puits et dès que l'on arrive en ville, on a accès à tout sans trop de problèmes.















Le chameau est la bête de somme par excellence au Rajasthan. Les transports y sont déficients et les Indiens doivent se mettre à plusieurs sur un petit jeep pour pouvoir se déplacer sur de longues distances.























Jaisalmere, la cité dans le désert de Thar, la limite ouest du Rajasthan tout près du Pakistan. C'est une ville charmante qui en vaut le déplacement. Par rapport aux autres lieux touristiques du Rajasthan, on y a la paix. Les vendeurs y sont moins agressants. C'est un fait reconnu par tous les touristes qui vont en Inde, le Rajasthan, bien qu'il possède l'une des meilleures structures pour le tourisme, est l'endroit en Inde où on est le plus agressé par les vendeurs et où les gens sont les moins serviables, à moins de vouloir vous vendre des services normalement gratuits.















Les deux photos de gauche en bas et en haut ont été prises à Delhi. Celle du haut montre le nuage de smog qui dure des mois durant l'hiver et qui cache le soleil perpétuellement durant ce temps là. La mosquée, à peine visible à travers le smog, est à peine à 750 m de distance. La photo du bas, bien que très jolie, montre le ciel de Delhi lors de notre décollage en avion au moment du couché du soleil. Précision, le soleil est encore haut dans le ciel. La partie sombre du bas n'est pas la terre, mais bien le nuage de smog au-dessus de la ville.















À la fin de notre voyage en voiture autour du Rajasthan, j'ai pris en photo notre chauffeur avec mes parents à notre retour à Delhi (photo du haut à droite)















Nous voici à Kolkata avec mes parents. J'ai fait en sorte qu'ils utilisent tous les types de transport possible à Kolkata, malgré que cela ne soit pas des plus confortable, mais c'était ma vie de tous les jours et celui de près d'un milliard d'Indiens. On ne peut pas passer à côté de ça quand on va en Inde.















Mes parents ont même couché durant deux jours dans la maison où j'ai vécu les derniers 6 mois. Nous voici en compagnie des propriétaires de la maison qui nous ont reçus à manger à deux reprises. Comme dernière photo, j'ai mis celle de Prasenjeet qui est en train de manger un sandwich de chez Subway pour la première fois de sa vie. Il a adoré! En passant, Prasenjeet a déjà habité aux USA durant une année ainsi que 6 mois en Angleterre. Il est donc très au courant de nos mœurs culinaires.











Ce vidéo a été tourné face à la principale mosquée de Delhi et à la fin du vidéo, vous allez voir au loin le Fort Rouge de Delhi.

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Ce dernier vidéo représente bien la circulation en ville à Delhi et le bruit incessant qui y règne.

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J'espère que vous avez apprécié mon site et d'ici au mois de janvier 2009, je serais à nouveau en Inde pour le mariage de mon ami Prasenjeet avec Priyanka. J'ai bien hâte d'y retourner!

Fin

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